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Le Relais de l’Entrecote fait partie de ces institutions parisiennes qu’on te présente comme un passage obligé : pas de menu, un seul plat, une sauce secrète et une queue jusque dehors. On y est allés, et c’était bon. Mais, pour être honnête, c’était aussi un peu surcoté, et certainement pas le meilleur steak-frites de Paris. Voici mon avis sans détour sur Le Relais de l’Entrecote : comment fonctionne le concept du plat unique, l’histoire surprenante qui se cache derrière, la fameuse sauce secrète, ce qu’on en a vraiment pensé et si ça vaut le coup d’y aller. Pour une vue d’ensemble, jette un œil à notre guide des spécialités à goûter à Paris.
Le concept : un plat, toujours préparé de la même façon
Quand tu entres, il n’y a pas vraiment de menu. La seule question que te pose le serveur, c’est la cuisson que tu veux pour ton steak. Le repas est toujours le même : d’abord une salade verte aux noix, avec une vinaigrette à la moutarde, puis de l’entrecôte coupée en fines tranches, accompagnée d’une montagne de frites et nappée de la sauce secrète du restaurant. L’astuce, c’est que le plat est servi en deux fois : la moitié est mise de côté, puis apportée bien fraîche quand tu as terminé la première portion. Résultat, ta deuxième assiette est encore chaude. Le dessert est le seul vrai choix à faire et, comme il n’y a pas de réservation, tu te présentes et tu fais la queue.

Une petite histoire
L’idée est plus ancienne qu’il n’y paraît. Tout commence en 1959, quand Paul Gineste de Saurs, issu d’une famille de négociants en vin du sud de la France, achète un petit restaurant de style italien appelé Le Relais de Venise, près de la porte Maillot à Paris. Il cherche à assurer un débouché régulier aux vins du domaine familial et s’inspire du Café de Paris, à Genève, où l’on sert depuis les années 1940 un steak-frites nappé d’une sauce secrète au beurre. Ce plat suisse, avec sa sauce Café de Paris, est l’ancêtre direct de celle qui fait aujourd’hui la réputation du restaurant.
Après la mort de Paul en 1966, la famille a décliné le concept en plusieurs enseignes distinctes. C’est pour ça que tu verras plusieurs noms similaires au-dessus de restaurants qui se ressemblent. Une de ses filles a gardé le Relais de Venise d’origine, porte Maillot ; son fils Henri a lancé le groupe L’Entrecote, à Toulouse, et une autre de ses filles dirige le groupe Relais de l’Entrecote. La formule s’est ensuite répandue en France et au-delà. Aujourd’hui, il y a plusieurs adresses à Paris, deux en Suisse et des établissements sous licence dans des villes comme Londres et New York. Quel que soit le nom inscrit au-dessus de la porte, ce qui arrive sur la table est presque identique.
La sauce secrète
Tout repose sur la sauce, et personne ne te dira exactement ce qu’elle contient. Chaude, beurrée et parfumée aux herbes, elle leur doit aussi sa couleur verte : c’est pour elle que les gens reviennent. Au fil des ans, des journalistes ont tenté d’en reconstituer la recette. Le Monde a notamment rapporté qu’elle contenait des foies de volaille, du thym, de la crème, de la moutarde et du beurre, une version contestée par la famille. Quelle que soit la recette originale, elle descend de la sauce Café de Paris, née à Genève. Elle est si bonne que les clients saucent leur assiette avec du pain, puis versent une deuxième portion sur des frites toutes fraîches.
Ce qu’on a mangé et ce qu’on en a pensé
On est arrivés une dizaine de minutes avant l’ouverture et on a quand même attendu une trentaine de minutes : ça en dit long sur sa popularité. Une fois à table, la salade était vraiment délicieuse, les frites savoureuses, le steak bon et le dessert, de loin le meilleur, vraiment excellent. Alors pourquoi cet avis en demi-teinte ? Parce qu’au bout du compte, j’ai trouvé l’endroit un peu surcoté. Le steak-frites est très bon, mais ce n’est pas le meilleur de Paris, et le battage médiatique dépasse ce qu’il y a dans l’assiette. C’est agréable, oui. Une révélation, non.

Les boissons
Un mot honnête sur les boissons. Si tu veux une bière, tu n’as le choix qu’entre Carlsberg et Heineken, ce qui en dit long sur le peu d’intérêt que porte un endroit comme celui-ci à la bière. Ici, c’est le vin qui règne, et la bière passe au second plan. Le vin de la maison, qui vient naturellement du domaine de la famille, était tout à fait correct, sans pour autant m’enthousiasmer. Reste au vin, mais n’en attends pas trop.
Le dessert
S’il y a une chose pour laquelle il faut garder une place, c’est le dessert : pour nous, c’était le meilleur moment du repas. C’est la seule partie du menu où tu peux vraiment choisir, avec les grands classiques français au programme. Ça vaut le coup d’en commander un, même si le steak t’a déjà bien rassasié.

Pas de réservation et de l’attente
Impossible de réserver : le seul moyen de jouer sur l’attente, c’est de choisir le bon moment. Nous sommes arrivés dix minutes avant l’ouverture et avons quand même attendu environ une demi-heure avant d’avoir une table. Pour patienter moins longtemps, viens avant l’ouverture ou en dehors des heures de pointe. La file avance assez régulièrement, car les tables se libèrent vite, mais elle peut être longue les soirs d’affluence.
Le Relais de l’Entrecôte vaut-il le détour ?
Voici ma réponse sans détour. Si tu es dans le coin ou que tu n’as jamais essayé, vas-y : le concept est sympa et la cuisine est bonne. En revanche, je ne traverserais pas la ville juste pour ça et je ne dirais pas que c’est le meilleur steak-frites de Paris. C’est un repas agréable et tout à fait réussi, avec une formule originale et une sauce célèbre, mais pas la révélation promise par certains avis. Si tu y vas en sachant à quoi t’attendre, tu passeras un bon moment.
Quelques conseils pour ta visite
Quelques petites choses à savoir. Viens avant l’ouverture ou en dehors des heures de pointe pour éviter une longue attente, puisqu’il n’y a pas de réservation. Prépare-toi à manger un steak-frites, et rien d’autre : ce n’est pas l’adresse qu’il te faut si tu es difficile ou végétarien. Garde de la place pour le dessert, c’était le meilleur pour nous. Et prends plutôt du vin que de la bière. Pour découvrir le reste de la ville, consulte notre guide de voyage à Paris.
Foire aux questions
Qu’est-ce que Le Relais de l’Entrecôte ?
Une petite chaîne française qui sert un repas unique : une salade aux noix, puis une entrecôte avec des frites et une sauce secrète, le tout servi en deux fois. Il n’y a pas de carte et on ne peut pas réserver.
Faut-il réserver au Relais de l’Entrecôte ?
Non. Il n’y a pas de réservation, alors il faut faire la queue. Arrive avant l’ouverture ou en dehors des heures de pointe pour attendre moins longtemps.
Combien de temps faut-il attendre au Relais de l’Entrecôte ?
Ça dépend. On a attendu environ trente minutes, même en arrivant dix minutes avant l’ouverture, tant l’adresse est populaire.
Qu’est-ce que la sauce secrète du Relais de l’Entrecôte ?
Une sauce chaude au beurre et aux herbes, dans la lignée de la sauce Café de Paris de Genève. La recette exacte reste secrète, même si beaucoup essaient de la deviner.
Le Relais de l’Entrecôte vaut-il le détour ?
Si tu es dans le coin ou que tu n’y es jamais allé, oui. Mais l’adresse est un peu surestimée et ce n’est pas le meilleur steak-frites de Paris ; je ne traverserais donc pas la ville juste pour ça.
Qu’est-ce qu’on mange au Relais de l’Entrecôte ?
Une salade aux noix, puis une entrecôte avec des frites et la sauce secrète, servies en deux fois, et un dessert pour finir. Tu choisis seulement la cuisson de ta viande et ton dessert.
Où se trouvent les restaurants Le Relais de l’Entrecôte ?
Il y a plusieurs établissements à Paris, deux en Suisse et des adresses sous licence dans des villes comme Londres et New York. Tous servent pratiquement le même repas.
Y a-t-il des plats végétariens au Relais de l’Entrecôte ?
Non. Le repas se limite au steak-frites, donc il ne convient pas aux végétariens.
Quelle est l’histoire du Relais de l’Entrecôte ?
Le concept a vu le jour en 1959 au Relais de Venise, près de la porte Maillot. Le restaurant, ouvert par une famille du monde du vin, s’inspirait du Café de Paris à Genève, d’où vient la sauce.
Combien de portions reçoit-on au Relais de l’Entrecôte ?
Deux. On t’en sert la moitié d’abord, puis on apporte le reste, tout juste préparé, quand tu as fini. Comme ça, ta deuxième portion de steak-frites reste bien chaude.
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