Chaque septembre, un petit village de l’Oberland bernois se remplit de monde, venu pour une seule raison : regarder les vaches rentrer à la maison. Ça paraît presque trop simple pour justifier le déplacement… jusqu’à ce que tu te retrouves au bord de la route, à St. Stephan, et que tu voies le premier troupeau tourner au coin de la rue. Les cornes sont ornées de rubans, des fleurs leur couvrent le front et les cloches sonnent selon un rythme qu’aucun batteur ne pourrait imiter. C’est l’Alpabfahrt et, à St. Stephan, cette tradition agricole autrefois discrète est devenue l’une des fêtes d’automne les plus appréciées de la vallée du Simmental. Elle est organisée depuis plus de quarante ans.
Si St. Stephan mérite qu’on s’y attarde parmi les nombreuses désalpes de Suisse, ce n’est pas pour le spectacle en lui-même, mais pour le cadre. Ici, l’élevage est au cœur de la vie, au sens le plus littéral : cette vallée a donné son nom à l’une des races bovines les plus répandues au monde. Ce jour-là, les bêtes qui descendent de la montagne traversent, d’une certaine façon, leur propre histoire.
Ce qu’est vraiment l’Alpabfahrt

L’Alpabfahrt porte différents noms selon l’endroit où l’on se trouve dans les Alpes. Dans le dialecte bernois, on parle d’Alpabfahrt ou d’Alpabzug ; dans les régions germanophones plus au nord, le terme devient Almabtrieb, et en Suisse romande, on l’appelle la désalpe. Tous désignent le même rituel saisonnier : à la fin de l’estivage, les vaches, les moutons et les chèvres quittent les pâturages d’altitude pour rejoindre le fond de la vallée.
Le mouvement inverse a lieu chaque mois de juin, lorsque les troupeaux montent à l’alpage pour l’été. Cet événement, appelé Alpaufzug, est beaucoup moins célébré. La descente, elle, donne lieu à une plus grande fête, et pour cause : elle marque la fin d’environ 80 jours passés en montagne. Pendant cette période, les agriculteurs, les bergers salariés et leurs bêtes vivent en grande partie coupés de la vallée, dépendant de la météo, de l’herbe et d’une bonne dose de chance. Revenir sans perdre une bête dans un précipice, une tempête ou à cause d’une maladie était, par le passé, une vraie raison de faire la fête, et pas seulement de cocher une date sur le calendrier.
Pourquoi cette tradition existe
L’Alpabfahrt s’inscrit dans une pratique bien plus ancienne appelée transhumance : le déplacement saisonnier des troupeaux entre les pâturages d’hiver, dans les vallées, et ceux d’été, en altitude. Dans les Alpes, cette pratique remonte à plusieurs siècles et s’explique par une géographie toute simple : les prés de la vallée ne peuvent pas nourrir les troupeaux toute l’année, tandis que les alpages se couvrent d’herbe, d’herbes aromatiques et de fleurs sauvages pendant quelques mois d’été. En y envoyant leurs vaches, les agriculteurs pouvaient laisser leurs champs près de chez eux se reposer, fabriquer du fromage d’alpage avec le lait des bêtes nourries dans des pâturages particulièrement riches et tirer parti de terres qui seraient autrement restées inexploitées.
Mais tout cela n’a jamais été qu’une question de pratique. Les bergers passaient l’été largement isolés, et le retour dans la communauté avait une vraie portée émotionnelle, bien avant que quiconque songe à vendre des billets ou à installer un stand de marché. À l’origine, décorer les animaux était un geste de remerciement, pas une décoration pour la décoration : c’était une façon de marquer le fait que le troupeau avait traversé la saison sans encombre. Au fil des générations, ce geste intime est devenu public, et les villages ont commencé à accueillir les troupeaux de retour avec de la musique, de quoi manger et un véritable accueil, plutôt qu’un simple signe de tête depuis la porte de la grange. Dans bien des endroits, ces fêtes d’automne se sont aussi mêlées à la fête paroissiale du village, la Chilbi.
Le sens des fleurs et des cloches

La partie la plus photographiée de chaque désalpe est aussi celle qui porte le plus d’histoire. La vache de tête de chaque troupeau, choisie parce qu’elle est la plus forte, la plus calme ou tout simplement la meilleure laitière de la saison, porte la coiffe la plus grande et la plus élaborée, souvent une haute couronne de fleurs et de feuillage appelée Tschäppel dans certaines régions. Le reste du troupeau a aussi droit à ses rubans, ses guirlandes et ses cloches, même si rien n’égale ce que porte l’animal de tête.
Les cloches, elles non plus, ne sont pas là pour faire joli. Beaucoup sont de véritables cloches d’alpage, certaines transmises de génération en génération, avec des courroies en cuir brodées à la main dont la confection demande un vrai savoir-faire. À l’origine, leur son avait une utilité pratique : il aidait les bergers à repérer les animaux qui broutaient hors de vue sur les pâturages dégagés. Aujourd’hui, le tintement de dizaines de cloches qui avancent à l’unisson fait autant partie de l’ambiance que les fleurs. Le cor des Alpes et le yodel complètent la bande-son de la journée. Tous deux remontent à la même culture pastorale que les cloches : des outils et des traditions façonnés par des gens qui ont passé leur vie professionnelle sur des terrains escarpés et dégagés.
La vallée du Simmental et ses célèbres bovins

St. Stephan se trouve dans le Simmental, une vallée creusée par la Simme à travers l’Oberland bernois. Cette région est célèbre pour bien plus qu’une fête d’automne : c’est là que la race bovine du Simmental a vu son nom associé à la vallée. C’est aujourd’hui l’une des plus anciennes races bovines et l’une des plus répandues au monde.
La race trouve ses origines au Moyen Âge. Elle est issue de croisements entre de grandes races bovines allemandes et une race plus petite originaire de Suisse. Dans la région, les éleveurs cherchaient un animal capable de presque tout faire à la fois : produire un bon lait, prendre du poids efficacement et servir aussi d’animal de trait si nécessaire. Ils ont obtenu des bovins rouge et blanc, au tempérament calme et à la stature imposante. Ils étaient si utiles que le Parlement suisse a limité leur exportation dès 1785, simplement pour en garder suffisamment dans le pays. Le premier herd-book officiel a été créé dans le canton de Berne en 1806.
Depuis cette vallée, la race s’est répandue dans presque tous les pays producteurs de bovins de la planète. En Allemagne et en Autriche, elle est connue sous le nom de Fleckvieh ; en France, sous celui de Pie rouge ; et dans des dizaines de pays, de la Namibie aux États-Unis, sous les noms de Simmental ou Simmentaler. Aux États-Unis, elle a fait son retour commercial à la fin des années 1960, après quelques importations anciennes largement oubliées. On estime la population mondiale de Simmental entre 40 et 60 millions de bêtes, un chiffre presque absurde pour une race née dans une étroite vallée alpine. En Suisse, la race originale à cornes, parfois commercialisée aujourd’hui sous le nom d’Original Simmentaler, est désormais considérée comme une race patrimoniale, tandis que ses descendantes dominent les filières bovines de six continents. Voir un troupeau descendre vers St. Stephan, c’est, d’une drôle de façon, voir rentrer pour l’hiver la souche d’une grande partie des bovins laitiers et à viande du monde.
La désalpe de St. Stephan aujourd’hui

La fête de St. Stephan est organisée depuis la fin des années 1980. Le compte des éditions anniversaires fait désormais partie de son identité locale : chaque édition est comptée et célébrée comme un événement à part entière. Les animaux passent environ 80 jours à paître à Dürrenwald, l’alpage au-dessus du village, avant de redescendre par des itinéraires qui passent par Alp Flösch et traversent la Simme pour rejoindre la vallée.
Ce qui distingue St. Stephan de certaines fêtes alpestres plus mises en scène ailleurs en Suisse, c’est que la descente n’est pas un spectacle organisé pour le public. Les animaux et leurs bergers descendent de la montagne comme ils l’ont toujours fait, au rythme imposé par le terrain et la météo. La fête s’organise autour de cette réalité, et non l’inverse. En général, trois cortèges distincts arrivent dans la même plage horaire en fin de matinée. Chacun amène son troupeau et ses bergers, avec souvent un mélange d’animaux différent : dans plusieurs troupeaux du coin, les chèvres font aussi le trajet aux côtés des bovins.
Une fois les animaux arrivés sur le lieu de la fête, la journée prend des airs de vraie fête de village. Des producteurs de la région installent leurs stands, et des démonstrations de fabrication du fromage permettent à ceux qui le souhaitent de voir comment on fabrique le fromage d’alpage, plutôt que de simplement le goûter. Des activités pour les enfants font aussi en sorte que l’événement ne soit pas seulement un spectacle pour les adultes. Des groupes de musique locaux — clubs de yodel, quatuors de Schwyzerörgeli et ensembles de cors des Alpes — donnent le ton tout au long de l’après-midi. Les années anniversaires, la fête se prolonge en soirée sous une tente chauffée, avec d’autres concerts et une cérémonie organisée par la commune pour saluer les éleveurs et les bergers qui ont participé à la saison.
À quoi t’attendre si tu y vas
Ça vaut le coup d’arriver tôt si tu veux bien voir les cortèges à leur arrivée : le bord de la route près du point d’arrivée se remplit vite dès que la nouvelle circule que le premier troupeau a été aperçu. Les festivités commencent généralement en milieu de matinée, avec le marché et les stands de nourriture déjà en place, bien avant l’arrivée des vaches. Tu as ainsi le temps de t’installer et de manger un morceau sans rater le grand moment.
L’accès au programme de la journée est gratuit. La fête est financée par les stands du marché, le restaurant de la fête et la vente sur place de petits souvenirs, comme des insignes commémoratifs. Pour manger et boire, il y a un véritable restaurant de fête plutôt qu’une multitude de food trucks : attends-toi donc à une cuisine régionale généreuse, pas à de la malbouffe de festival. Prévois plusieurs couches, quelle que soit la météo annoncée. En septembre, dans l’Oberland bernois, le temps peut passer du soleil chaud à un vent vraiment froid au fil de l’après-midi, surtout si tu restes quelques heures dehors.
Se rendre à St. Stephan
St. Stephan se trouve dans l’Obersimmental, près de Lenk et non loin de la célèbre station de Gstaad. C’est une étape facile à ajouter si tu séjournes déjà dans cette partie de l’Oberland bernois. Le village est accessible en train par la ligne régionale qui traverse le Simmental, avec des correspondances depuis Spiez et Zweisimmen. De la gare au centre du village, il n’y a qu’une courte marche. En voiture, la route de la vallée qui traverse le Simmental te permet d’arriver par le côté de Thoune ou depuis Gstaad. Dans les deux cas, prévois un peu plus de temps, tout simplement parce que le trajet fait lui-même partie du plaisir.
D’autres désalpes à découvrir
St. Stephan est loin d’être le seul endroit en Suisse où cette tradition est célébrée. Des dizaines de villages la font vivre entre début septembre et mi-octobre, sous un nom différent selon la région linguistique : Alpabzug ou Alpabfahrt en Suisse alémanique, Züglete autour de Gstaad et dans le Simmental, désalpe en Suisse romande, et Scargada ou S-chargiada d’Alp dans les vallées romanches des Grisons. Si la date de St. Stephan ne colle pas avec tes projets de voyage, il y en a presque sûrement une autre qui te conviendra.
Oberland bernois
St. Stephan se trouve dans cette région, qui compte plusieurs désalpes à prévoir dans ton itinéraire. La Züglete de Gstaad ouvre la saison début septembre : les troupeaux décorés défilent alors en plein cœur de la station, le long de sa promenade principale. Lauterbrunnen accueille plusieurs descentes plus modestes, mais particulièrement pittoresques, dans la vallée rendue célèbre par ses cascades. Certaines viennent de Mäderalp, de Winteregg et de Schiltalp, au-dessus de Mürren. À Innertkirchen, près de Meiringen, et à Hofstetten bei Brienz, près du musée en plein air de Ballenberg, la descente des vaches s’accompagne d’une véritable fête de village. Dans le Justistal, au-dessus du lac de Thoune, la Chästeilet s’ajoute au programme : les éleveurs de l’alpage se partagent cérémonieusement le fromage de l’été, fabriqué avec le lait de plus de 250 vaches. Lenk, juste en amont de St. Stephan, clôt la saison régionale en octobre avec sa propre Älplerfest et un concours de vaches « Miss Lenk ».
Fribourg et Vaud
Le versant francophone des Alpes accueille certaines des plus grandes désalpes du pays. Charmey, en Gruyère, s’est forgé une réputation internationale grâce à ses troupeaux décorés de fleurs et à son marché artisanal. Non loin de là, à Plaffeien, dans la région de Schwarzsee-Senseland, jusqu’à un millier d’animaux défilent au cours d’une seule journée. À Albeuve, la grande désalpe s’étend sur tout un week-end. Dans les Alpes vaudoises, Saint-Cergue attire plus de 15 000 personnes pour ce qui est souvent présenté comme la plus grande fête de la désalpe de la région du lac Léman. À L’Etivaz, la désalpe coïncide avec le début de la saison de son célèbre fromage AOP, tandis que des événements plus modestes ont lieu à Gryon, Blonay et au-dessus de Montreux, à Caux.
Valais
En Valais, la tradition prend une tournure particulière grâce à la race bovine d’Hérens, ou Eringer : ces vaches naturellement combatives étaient autrefois utilisées lors de combats ritualisés. Dans certaines fêtes, leur retour des alpages se termine par l’élection d’une reine des Alpes. Blatten-Belalp et Grimentz organisent toutes deux leur désalpe autour de troupeaux d’Hérens. La seule vallée d’Anniviers en accueille plusieurs, à St-Luc, Chandolin, Ayer et Vercorin. Saas-Fee propose une version plus modeste et originale, qui met à l’honneur les chèvres plutôt que les bovins.
Grisons
Dans les vallées romanches, Brigels et Breil organisent une Scargada qui rassemble cinq troupeaux distincts, soit environ 600 animaux descendant de différents alpages le même jour. À Müstair, les bovins sont accueillis devant le couvent Saint-Jean, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. D’autres descentes d’alpage ont lieu à Flims, Klosters-Monbiel et Celerina, ainsi que dans plusieurs villages de Basse-Engadine, dont Guarda, Sent, Ftan et Ardez.
Suisse centrale et Emmental
Dans le canton de Lucerne, la région de l’Entlebuch organise l’une des plus grandes descentes d’alpage du pays, qui traverse Schüpfheim et attire des milliers de spectateurs venus profiter du marché et des groupes folkloriques. À Engelberg, dans le canton d’Obwald, la descente des alpages s’accompagne d’un marché d’automne. L’Emmental accueille aussi des événements plus modestes autour de Sumiswald et d’Eggiwil, ainsi que la Sichlete, une fête des récoltes agricoles organisée sur la Bundesplatz, en plein cœur de Berne.
Appenzell et Suisse orientale
Dans le pays d’Appenzell, les Alpabfahrten, appelées localement Öberefahre, sont une tradition étalée dans le temps et sur plusieurs lieux, plutôt qu’un événement unique. Pendant plusieurs jours, des familles d’agriculteurs font descendre leurs troupeaux vers des villages comme Urnäsch, en fonction de la météo et de l’état des pâturages. La région accueille aussi un long calendrier de Viehschauen, des concours où les agriculteurs présentent leurs bêtes et les font juger plutôt que de les faire défiler. Ils ont lieu à Herisau, Trogen, Teufen et dans plusieurs autres villages, jusque bien avant dans le mois d’octobre. Plus loin, à Elm, dans le canton de Glaris, l’Alpabzug s’accompagne chaque automne d’un marché de fromages d’alpage et de Schabziger.
Aucune de ces fêtes n’a lieu à une date fixe chaque année, et plusieurs ne sont confirmées que quelques mois, voire une semaine, à l’avance. La météo, les conditions de pâturage et la sécheresse peuvent décaler ou annuler complètement une descente d’alpage : le bien-être des animaux passe toujours avant le calendrier des festivités. Avant de planifier un voyage autour d’une Alpabfahrt en particulier, ça vaut toujours la peine de vérifier directement auprès de l’office du tourisme local concerné.
Si tu prépares un séjour plus long dans cette région de Suisse, notre guide de voyage sur la Suisse est un bon point de départ. Et si tu cherches une base avec davantage de possibilités d’hébergement, notre guide de Thoune te présente la grande ville la plus proche. Pour une autre idée d’excursion dans l’Oberland bernois, consulte notre guide du Niederhorn au lac de Thoune. Tu peux aussi rester dans le même coin de l’Oberland avec nos guides sur Oeschinensee et Blausee, deux sites faciles à rejoindre depuis Kandersteg. Pour découvrir l’origine de nombreuses traditions, de certains outils et des bâtiments agricoles, notre guide du musée suisse en plein air de Ballenberg te fait découvrir des fermes suisses reconstituées et l’histoire rurale du pays, notamment celle des vaches du Simmental. Et si les villages alpins et leurs histoires de transhumance t’intéressent au-delà de l’Oberland bernois, notre guide de la randonnée jusqu’à l’alpage de Heidi, au-dessus de Maienfeld te fera découvrir le versant grison de cette même culture.
Pendant notre séjour à St. Stephan, nous avons aussi marché jusqu’aux chutes de la Simme, près de Lenk, à quelques arrêts de train en remontant la vallée. C’est la randonnée idéale à combiner avec l’Alpabfahrt.
Foire aux questions
Qu’est-ce qu’une Alpabfahrt ?
L’Alpabfahrt est la descente automnale festive des bovins, qui quittent leurs pâturages d’altitude pour regagner la vallée. Selon la région, on l’appelle aussi Alpabzug, Almabtrieb ou, en Suisse romande, la désalpe.
Pourquoi la tradition de l’Alpabfahrt existe-t-elle ?
Elle vient de la transhumance, cette pratique saisonnière vieille de plusieurs siècles qui consiste à déplacer le bétail entre les pâturages d’hiver, dans les vallées, et ceux d’été, en altitude. Les prés de la vallée ne peuvent pas nourrir les troupeaux toute l’année : les animaux passent donc l’été sur l’alpage, puis redescendent à l’automne.
Pourquoi les vaches portent-elles des fleurs et des cloches ?
La descente célèbre la fin d’un été réussi et sans incident à la montagne. La vache de tête de chaque troupeau, choisie parce qu’elle a été la plus forte, la plus calme ou la meilleure laitière de la saison, porte la plus grande et la plus élaborée des coiffes de fleurs.
Qu’est-ce que la race Simmental ?
Le Simmental est une race bovine célèbre, originaire du Simmental, la vallée creusée par la Simme dans l’Oberland bernois, où se trouve St. Stephan.
Quand a lieu l’Alpabfahrt à St. Stephan ?
Elle a lieu à l’automne, après que les bovins ont passé environ 80 jours dans les pâturages d’alpage. St. Stephan organise son Alpabfahrt sous la forme d’une fête depuis la fin des années 1980.
Comment aller à St. Stephan ?
St. Stephan se trouve dans l’Obersimmental, près de Lenk et non loin de Gstaad. C’est donc facile de l’intégrer à une escapade dans cette partie de l’Oberland bernois. On peut s’y rendre en train, sur la ligne régionale qui traverse la vallée.
Get My Personal Travel Maps






Leave a Reply