Sake at meji jingu – One Day in Tokyo
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Une journée à Tokyo : itinéraire à pied de Harajuku à Shinjuku (testé le soir du Nouvel An)

16 min read

La plupart des visiteurs s’attendent à un grand compte à rebours au carrefour de Shibuya ou à des feux d’artifice au-dessus de la baie, mais la vraie magie de Tokyo se trouve dans les transitions entre ses quartiers emblématiques. Après avoir vécu à Tokyo pendant plus de deux ans, j’ai compris que si tu n’as qu’une journée à Tokyo, le meilleur moyen de découvrir la ville n’est pas de rester assis dans un train, mais de parcourir à pied les frontières entre ces quartiers. Pour d’autres idées, découvre mon guide de Tokyo.

Dans ce guide, je te raconte l’itinéraire que j’ai suivi avec mon ami Benji, un parcours qui passe par les sites incontournables de Tokyo en 24 heures. Des rues branchées de Harajuku à l’intensité néon de Shinjuku, voici un itinéraire documenté et testé sur le terrain, fondé sur mon expérience de la ville, pour découvrir les lieux « stars » de Tokyo tout en évitant les galères habituelles des transports.

Une journée à Tokyo : pourquoi cet itinéraire fonctionne

Plutôt que de traverser la ville en zigzaguant, nous avons suivi un parcours logique, au fil d’un « enchaînement naturel ». Tu peux ainsi découvrir :

  • Le côté pop culture : Harajuku, Takeshita Street et ses boutiques à thème.
  • Le côté traditionnel : la forêt et le sanctuaire de Meiji-jingū.
  • La ville emblématique : le carrefour de Shibuya vu d’en haut et les néons de Shinjuku à la nuit tombée.

Chaque étape, pause-café et observation ci-dessous s’appuie sur notre expérience directe de l’atmosphère si particulière de la ville en fin d’année.

L’itinéraire en bref

ÉtapeQue faireDuréePour rejoindre l’étape suivante
HarajukuAnakuma Cafe, rue Takeshita, déjeuner chez Udon Iroha, boutique Harry Potter2 à 3 heuresQuelques minutes à pied
Meiji-jingūBalade en forêt, tonneaux de saké, sanctuaire principal45 à 60 minutesEnviron 27 minutes à pied jusqu’à Shibuya
ShibuyaBoutique One Piece, carrefour de Shibuya, rooftop de MAG’s Park1 h 30 à 2 heuresQuelques minutes sur la ligne JR Yamanote jusqu’à Shinjuku
ShinjukuOmoide Yokocho, Kabukichō, Golden GaiToute la soirée,

J’ai commencé en début d’après-midi parce que c’était le réveillon du Nouvel An. Pour une journée ordinaire, retrouve mes conseils à la fin de ce guide.

Le regard d’un local : En reliant ces quartiers à pied, tu découvres le Tokyo caché, comme dans des quartiers tels que Koenji et Asagaya , où la vie locale anime encore les rues.

Comment utiliser ce guide

Ce n’est pas qu’une liste de lieux, c’est un itinéraire à suivre. Que tu visites Tokyo pour la première fois ou que tu sois expatrié comme moi, tu peux suivre ce parcours à la lettre pour voir les sites incontournables sans passer à côté de cette beauté discrète qu’on ne découvre que le soir du Nouvel An.



Débuter la journée à Harajuku

Crowded entrance to Takeshita Street in Harajuku on a busy New Year's Eve 2025.
La porte d’entrée du cœur « kawaii » de Tokyo. Bondé et électrique le soir du Nouvel An.

On a commencé le début d’après-midi à Harajuku, le cœur incontesté de la jeunesse et de la culture « kawaii » de Tokyo. Même au cœur de l’hiver, l’énergie y est électrique. Avec le retour du tourisme à plein régime, le quartier semblait plein de vie, mais aussi nettement plus bondé que lors de mon dernier Nouvel An ici.

Le rituel café de « l’ours dans un trou »

A furry bear paw handing a coffee cup through a hole in the wall at Anakuma Cafe.
Un café servi par une patte d’ours. Il n’y a qu’à Harajuku qu’on voit ça ! 🐾

Avant de nous lancer dans la foule, on avait besoin d’un peu de caféine. Mais à Harajuku, même la pause-café devient une expérience. On s’est arrêtés à Anakuma Cafe (littéralement « l’ours dans un trou »).

Le concept est typiquement japonais et franchement génial : aucun barista n’est visible. Tu commandes sur une tablette et, quelques minutes plus tard, une cloche sonne. Une petite trappe en bois s’ouvre dans un mur vert forêt, et une grosse patte d’ours poilue apparaît pour te tendre ta boisson.

  • L’ambiance : C’est fantaisiste, un peu surréaliste, et ça illustre bien le talent japonais pour le service « sans interface » : tu vis un moment mémorable sans la pression de devoir faire la conversation. C’est exactement le genre d’expérience qui m’a donné envie de créer mon guide sur les choses bizarres à Tokyo qu’on ne remarque qu’après y avoir vécu quelque temps.
  • La boisson : Au-delà du côté gadget, le café est vraiment de qualité. Mais la plupart des gens — nous compris — viennent surtout pour la photo avec un ours qui te fait un check ou un pouce levé pendant que tu prends ton latte.

Se frayer un chemin dans le chaos de Takeshita

Après avoir fait le plein de caféine, on s’est attaqués à Takeshita Street. En temps normal, le froid hivernal clairseme la foule, mais le soir du Nouvel An, c’était une véritable marée humaine. Malgré la cohue, arpenter cette rue fait partie des passages obligés à Tokyo. C’est un déferlement de couleurs et de sensations : street food arc-en-ciel, énormes barbes à papa et boutiques de mode pointue.

On a fait un détour par une boutique Sanrio pour une mission bien précise : trouver un cadeau Hello Kitty pour la copine de Benji. Elle était restée à l’hôtel, clouée au lit par un rhume hivernal. Et pour lui souhaiter un bon rétablissement, quoi de mieux qu’une peluche Sanrio exclusive à Harajuku ?

Conseil local : si Takeshita Street te semble trop étouffante, les ruelles du quartier (Ura-Harajuku) offrent une ambiance bien plus calme, avec des marques de streetwear haut de gamme et des galeries cachées que la plupart des touristes ratent. Si tu aimes les quartiers plus tranquilles de Tokyo, avec leurs cafés et leurs boutiques cachées, Kichijoji offre une ambiance très similaire, loin des zones touristiques.


Cafés animaliers et déjeuner dans les environs

En traversant Harajuku, impossible de ne pas remarquer les cafés animaliers qui bordent les rues secondaires : cochons, loutres et même capybaras. Ces concepts typiquement « japonais » sont très populaires dans le quartier, mais ils font aussi débat. Les avis sont partagés, mais ils restent une caractéristique bien visible des rues de Harajuku.

Mais le vrai temps fort de notre après-midi, c’était le déjeuner. J’ai emmené Benji dans un endroit qui figure depuis longtemps sur ma liste personnelle « Guide des bonnes adresses à Tokyo » sur Google Maps : Udon Iroha.

L’art des udon fusion : Udon Iroha

Bowls of miso and vongole fusion udon at Udon Iroha Harajuku.
Udon fusion à la crème de miso et aux palourdes chez Udon Iroha, à Harajuku.

J’ai découvert cet endroit avec ma fiancée, et j’attendais le bon moment pour le faire découvrir à Benji. Udon Iroha est réputé pour sa cuisine fusion « entre l’Italie et le Japon ». On n’y sert pas seulement des bouillons traditionnels : le restaurant est aussi spécialisé dans des bols créatifs comme les udon carbonara et les udon au gorgonzola.

  • L’attente : Attends-toi à voir du monde. Même par une froide soirée du Nouvel An, il y a généralement une file d’attente de 20 à 30 minutes dehors. À l’entrée, il faut inscrire ton nom et le nombre de personnes de ton groupe sur la feuille, puis attendre ton tour. À Tokyo, une file comme celle-ci est généralement un gage de qualité, et l’attente en vaut vraiment la peine.
  • Le repas : Une fois à l’intérieur, le service est incroyablement rapide.
    • Mon choix : J’ai pris les udon à la crème de miso, riches et savoureux, parfaits pour me réchauffer en hiver.
    • Le choix de Benji : Il a opté pour les udon façon vongole, généreusement garnis de palourdes. Ils ont toute l’âme des pâtes italiennes, avec la texture épaisse et moelleuse des nouilles japonaises.
  • L’avantage « Omori » : L’un des meilleurs atouts d’Iroha, c’est que tu peux commander une grande portion (Omori) sans supplément. Dans une ville où presque tout entraîne des frais supplémentaires, c’est une rare et agréable surprise. Il y a aussi une adresse à Ginza, avec la même offre si tu passes dans le quartier.

C’était exactement ce qu’il nous fallait : un repas simple, chaud et assez copieux pour nous donner de l’énergie avant la prochaine étape de notre balade, en direction du compte à rebours de Shinjuku.


La culture des produits dérivés et une pause au calme au Meiji-jingū

Après le déjeuner, nous avons plongé dans la « culture des produits dérivés » de Tokyo, un univers totalement différent de ce qu’on connaît en Europe ou aux États-Unis. Au Japon, les boutiques à thème ne sont pas de simples magasins : ce sont des expériences immersives où les fans accordent de l’importance à chaque détail.

La nouvelle boutique phare du Monde des sorciers

The exterior storefront of the new Harry Potter shop in Harajuku, featuring magical window displays.
La magie commence sur le trottoir. La nouvelle boutique phare du Monde des sorciers à Harajuku.

Comme Benji et moi sommes de grands fans de Harry Potter, nous ne pouvions pas manquer la toute nouvelle boutique Harry Potter de Harajuku. Ma fiancée et moi sommes tellement fans de la saga que nous avons déjà fait la visite des studios « The Making of Harry Potter » à Nerima. Je suis donc devenu une sorte d’expert local du « circuit Potter » de Tokyo.

Cette nouvelle boutique phare est incroyable. Elle s’inspire de la Forêt interdite, avec des statues de Buck semblables à des cerfs grandeur nature et des espaces dédiés à la fierté des maisons.

  • Le lien : Ma fiancée étudie l’allemand au Goethe-Institut, près d’Akasaka-Mitsuke, et la station a été entièrement transformée en lieu emblématique de Harry Potter. Entre les décorations du « Grand Escalier » et le Harry Potter Café, juste à côté de son école, nous passons beaucoup de temps dans ce petit coin de Tokyo qui ressemble à Londres.
  • L’ambiance : Quand je vois la foule de Harajuku choisir avec soin ses baguettes ou ses vêtements exclusifs au quartier, je comprends pourquoi le Japon est le deuxième plus grand marché de Harry Potter au monde. C’est l’oshikatsu — le dévouement des fans à leur passion — qui rend ces lieux si vivants.

Le contraste : le réveillon du Nouvel An à Meiji-jingū

A massive outdoor display of colorful decorative sake barrels at Meiji Jingu Shrine in Tokyo.
Le mur emblématique de tonneaux de saké (kazaridaru). Chacun est une offrande aux divinités.

En quittant les néons et la magie d’Harajuku, nous avons marché droit vers les espaces boisés de Meiji-jingū. Le contraste est saisissant, et c’est ce qui fait tout son charme. En quelques secondes, le bruit de la ville est englouti par d’immenses cèdres et le crissement du gravier sous nos pas.

Comme nous étions le 31 décembre, l’ambiance était recueillie et solennelle. Nous avons vu des prêtres shinto, vêtus de robes blanches traditionnelles, traverser le sanctuaire d’un pas vif. Ils ne se promenaient pas : ils étaient en plein préparatifs, à un rythme effréné.

Pourquoi Meiji-jingū est si particulier le soir du Nouvel An :

  • Le calme avant la tempête : Meiji-jingū est le sanctuaire le plus important pour le Hatsumode (la première visite au sanctuaire de l’année). Le soir du Nouvel An, on peut observer les préparatifs dans le calme. Voir les prêtres se préparer à accueillir les 3 millions de personnes qui viendraient dans les jours suivants aide vraiment à prendre la mesure des traditions japonaises.
  • Des décorations spéciales : Tu peux admirer des ornements uniques du Nouvel An ainsi qu’un immense bac à offrandes en bois, installé uniquement pour cette semaine.
  • La foule : Si tu attends ne serait-ce que 12 heures pour venir le 1er janvier, c’est le « bouchon humain » assuré : il peut falloir trois heures rien que pour atteindre le hall principal. Le 31, tu peux voir les prêtres dans leurs plus beaux habits et le sanctuaire paré pour les fêtes, tout en pouvant encore respirer.

C’était la pause au calme idéale avant notre dernière marche vers les lumières éclatantes de Shinjuku pour le compte à rebours.


Réserve des visites et des billets pour Tokyo

Si tu prépares ta journée à Tokyo, mieux vaut réserver en ligne avant de partir pour profiter des expériences incontournables de la ville : teamLab, les plateformes d’observation, les excursions à la journée et les entrées sans file d’attente. Découvre ci-dessous les activités à faire à Tokyo sur Klook.

Rejoindre Shibuya à pied plutôt qu’en train

Après avoir profité du calme de Meiji-jingū, on a décidé de laisser le métro de côté et de marcher jusqu’à Shibuya. Il faut environ 27 minutes, à peu près autant que pour traverser les tunnels souterrains et attendre un train. Et c’est le seul moyen de voir comment les deux quartiers se fondent l’un dans l’autre.

Benji voulait vivre l’expérience Shibuya dans toute sa splendeur. Le soir du Nouvel An, ça veut dire se laisser porter par l’énergie à la fois magnifique et chaotique du carrefour le plus fréquenté au monde.

Mission Mugiwara

Life-sized statue of Shanks giving his straw hat to young Luffy inside the One Piece Mugiwara Store in Shibuya.
Le capitaine aux cheveux rouges est là ! Une photo incontournable à la boutique One Piece de Shibuya.

Avant de chercher un point de vue, on a fait un arrêt obligatoire à la boutique One Piece Mugiwara, dans l’immeuble MAGNET by SHIBUYA109. Comme Benji et moi sommes fans, impossible de passer à côté de ce spot photo emblématique : la statue grandeur nature de Shanks qui tend son chapeau de paille au jeune Luffy.

Petite info locale : La plupart des gens ne se rendent pas compte que cette boutique est là, trop occupés à regarder le carrefour. Mais pour un fan, c’est le meilleur « point de passage » du quartier.

Le toit « pas si secret » : MAG’s Park

A high-angle view of the Shibuya Crossing scramble intersection from the MAG's Park rooftop deck.
La meilleure vue sur le Scramble. Regarder des milliers de personnes avancer à l’unisson.

Beaucoup d’influenceurs voyage présentent MAG’s Park (sur le toit de MAGNET) comme un « spot caché incroyable », mais soyons honnêtes : presque tout le monde le connaît maintenant. Ça ne le rend pas moins incontournable.

  • Le prix : 1 500 yens (en 2026), avec une boisson au choix : bière ou boisson sans alcool.
  • L’expérience : C’est l’un des meilleurs points de vue pour observer le « Scramble » sans les gros reflets dans les vitres qu’on a depuis d’autres endroits. Une terrasse extérieure permet de sentir le vent et d’entendre le grondement de la ville, et il y a aussi un espace intérieur chauffé si l’air hivernal devient trop vif.
  • L’affluence : Il y a du monde, mais c’est bien organisé. C’est l’endroit idéal pour s’installer, siroter une bière et regarder les milliers de personnes en contrebas, telles une colonie de fourmis avançant parfaitement à l’unisson.

Shinjuku, Piss Alley et Golden Gai

À l’approche des dernières heures de l’année, on s’est dirigés vers le cœur de Shinjuku. Alors que d’autres quartiers de la ville s’apprêtaient à vivre un moment calme et propice au recueillement, Shinjuku commençait tout juste à battre son plein.

La fumée et l’atmosphère brute d’Omoide Yokocho

Notre premier arrêt était le célèbre Omoide Yokocho, souvent surnommé « Piss Alley ». C’est une ruelle étroite et enfumée, bordée de minuscules échoppes de yakitori qui semblent tout droit sorties d’un film des années 1950.

  • Le point de vue d’un local : Franchement ? C’est sympa pour traverser rapidement les lieux et prendre quelques photos pleines d’ambiance des lanternes rouges et de la fumée qui s’élève des grils. Mais en tant que local, je ne te conseille pas de t’y attarder, surtout le soir du Nouvel An. C’est exigu, et tu risques de passer plus de temps à éviter les coups de coude qu’à profiter de ton repas.
  • Notre stratégie : On a pris quelques photos, profité de l’ambiance du « vieux Tokyo », puis on est repartis chercher un endroit plus confortable où manger. Pendant les fêtes, c’est le genre d’endroit qu’on visite sans s’y attabler.

Kabukicho et Golden Gai

Vibrant neon signs and towering buildings in the Kabukicho district of Shinjuku, Tokyo, illuminated at night.
Une réalité cyberpunk. Les néons de Kabukicho sont l’âme de Shinjuku la nuit.

On a ensuite traversé Kabukicho, le quartier des divertissements baigné de néons. C’est là que tu trouveras l’énorme tête de Godzilla, qui surplombe le cinéma Toho. Le soir du Nouvel An, l’énergie y est électrique : c’est l’endroit idéal pour prendre ces photos de néons « cyberpunk » qu’on voit sur Instagram.

À quelques minutes de là se trouve Golden Gai, un réseau de six ruelles minuscules qui abritent plus de 200 micro-bars.

  • L’ambiance : Chaque bar a la taille d’un dressing et peut souvent accueillir seulement cinq ou six personnes. L’endroit a une âme brute, intellectuelle et bohème, qui n’a rien à voir avec les centres commerciaux rutilants du quartier.
  • Petit conseil : Certains bars sont réservés aux habitués ou demandent un droit d’entrée élevé. Repère les panneaux « Welcome » ou les cartes en anglais pour trouver les adresses les plus accueillantes. C’est l’endroit parfait pour entrer boire un verre et discuter un peu avec le barman avant les douze coups de minuit.

Le compte à rebours à la Kabukicho Tower et le premier train du retour

Le compte à rebours à la Kabukicho Tower

Japanese girl group Atarashii Gakko! performing on stage in front of the neon Tokyu Kabukicho Tower for the New Year countdown.
Atarashii Gakko! interprète « Tokyo Calling ». L’énergie était incroyable !

Pour le compte à rebours, nous nous sommes dirigés vers la Tokyu Kabukicho Tower. Ce gratte-ciel est entièrement consacré aux loisirs, et l’ambiance dehors, sur la Cine City Plaza, était électrique.

  • Le spectacle : Le moment fort, c’était l’apparition surprise d’Atarashii Gakko!. Si tu ne les connais pas, c’est un groupe de filles célèbre pour ses uniformes de marin et son tube « Tokyo Calling ». Les voir interpréter ce morceau en plein cœur de Shinjuku, c’était un moment « Tokyo à son apogée ».
  • La stratégie du groupe : Je dois être honnête, il y avait vraiment beaucoup de monde. Après le compte à rebours, la foule était si dense qu’on se serait presque cru dans une bousculade générale. C’est là que mon expérience de la vie ici m’a servi : il faut rester soudés. Benji et moi nous sommes retrouvés et avons avancé avec détermination pour éviter d’être séparés ou emportés par la foule. À Shinjuku, le soir du Nouvel An, il faut rester vigilant.

Rester dehors jusqu’au premier train

La plupart des visiteurs pensent qu’il faut se dépêcher pour prendre le dernier train, mais le soir du Nouvel An, le rythme de Tokyo change. Certaines lignes JR, comme la Yamanote, ont circulé toute la nuit, avec un train toutes les 15 minutes. De notre côté, on a décidé de jouer le jeu à fond et de passer la nuit dehors.

  • Decabar Z : On a passé les premières heures de 2026 au Decabar, qui organisait une soirée du Nouvel An déjantée sur le thème d’Halloween. Je te recommande vivement cet endroit si tu veux mêler cosplay, super musique et ambiance inclusive de Shinjuku Ni-chome.
  • Pour finir dans un pub irlandais : On a fini par se poser dans un pub irlandais, à regarder le ciel devenir gris à l’approche du matin.

Bienvenue à Tokyo : le premier train pour rentrer

Vers 5 h du matin, on a enfin pris la direction de la gare pour attraper le « premier train ». C’est un spectacle qu’on ne voit que le 1er janvier : les quais des gares et les trains sont remplis de monde, entre fêtards en tenue de soirée et visiteurs des sanctuaires en kimono, tous avachis et profondément endormis.

Voir le quartier le plus intense de la ville retrouver enfin le calme, avec des centaines de personnes endormies debout ou adossées aux murs de la gare, c’était la fin parfaite. On avait commencé dans le calme de Harajuku et terminé dans le silence épuisé et heureux d’un matin à Shinjuku.


Faire cet itinéraire un jour ordinaire

Nous avons fait cette balade le soir du Nouvel An, mais l’itinéraire fonctionne toute l’année. Un jour ordinaire, je changerais quelques petites choses :

  • Commence par le sanctuaire Meiji-jingū le matin. Il ouvre aux alentours du lever du soleil et c’est tôt dans la journée qu’il est le plus paisible. Rejoins ensuite Harajuku à l’ouverture des boutiques, vers 10 ou 11 heures.
  • Évite la rue Takeshita le week-end après-midi si tu n’aimes pas la foule. Les matins en semaine sont beaucoup plus calmes.
  • Mets des chaussures confortables. Avec les détours, tu marcheras facilement 10 km ou plus.
  • Prends une carte IC comme Suica au cas où tu voudrais zapper une partie du trajet. Harajuku, Shibuya et Shinjuku sont toutes sur la ligne JR Yamanote, à seulement quelques minutes les unes des autres.
  • Termine la journée à Shinjuku, où Omoide Yokocho, Kabukicho et Golden Gai sont au mieux de leur forme le soir. Beaucoup de bars de Golden Gai demandent un petit droit d’entrée : vérifie le panneau à la porte.

Une journée à Tokyo : questions fréquentes

Une journée suffit-elle pour découvrir Tokyo ?

Non, mais c’est assez pour découvrir quelques-uns de ses quartiers les plus célèbres. Cet itinéraire passe par Harajuku, Meiji-jingū, Shibuya et Shinjuku : de quoi te faire une bonne première idée du Tokyo traditionnel comme du Tokyo moderne.

Que comprend cet itinéraire à pied d’une journée à Tokyo ?

Il va de Harajuku et de la rue Takeshita à la forêt et au sanctuaire Meiji-jingū, puis continue vers Shibuya et son célèbre carrefour, avant de se terminer à Shinjuku, autour d’Omoide Yokocho, de Kabukicho et de Golden Gai. L’itinéraire suit un parcours logique et naturel, sans zigzaguer à travers la ville.

Peut-on aller à pied de Harajuku à Shinjuku ?

Oui. Il faut compter environ 25 à 30 minutes à pied. En passant par Shibuya, comme dans cet itinéraire, tu marcheras davantage, mais tu peux aussi prendre la ligne JR Yamanote sur n’importe quelle partie du trajet.

Combien de temps faut-il pour aller à pied de Meiji-jingū à Shibuya ?

Environ 27 minutes à pied. Nous avons laissé le métro de côté et fait le trajet à pied. En comptant le temps passé dans les stations, ça prend à peu près autant de temps qu’en train, et tu découvres bien plus la ville en chemin.

Quel est le meilleur moment pour visiter Meiji-jingū ?

Tôt le matin, en semaine, c’est le plus calme. Évite les premiers jours de janvier, sauf si tu veux vivre le hatsumōde, la première visite de l’année au sanctuaire, qui attire des millions de personnes.

Qu’est-ce que l’Anakuma Cafe à Harajuku ?

L’Anakuma Cafe est un café de Harajuku où un ours te sert à travers un trou dans le mur. Aucun barista n’est visible : tu commandes sur une tablette, une clochette sonne, une petite trappe en bois s’ouvre dans un mur vert forêt, puis une grosse patte d’ours poilue te tend ta boisson. C’est insolite et ça illustre bien le sens du service ludique au Japon.

MAG’s Park vaut-il le détour pour voir le carrefour de Shibuya ?

Oui. Sur le toit de l’immeuble MAGNET by SHIBUYA109, MAG’s Park est l’un des meilleurs points de vue sur le Scramble, sans les reflets dans les vitres qu’on retrouve ailleurs. L’entrée coûte 1 500 yens (en 2026) et comprend une boisson, bière ou soft, à déguster sur la terrasse extérieure ou dans l’espace intérieur chauffé.

Qu’est-ce que Golden Gai, à Shinjuku ?

Golden Gai est un dédale de six ruelles minuscules à Shinjuku, qui abritent plus de 200 micro-bars. Chacun fait à peu près la taille d’un placard où l’on peut entrer, avec cinq ou six places. L’ambiance est un peu brute et bohème, mais certains bars sont réservés aux habitués ou demandent un droit d’entrée. Repère ceux qui affichent un panneau « Welcome » ou proposent un menu en anglais.

Qu’est-ce qu’Omoide Yokocho (Piss Alley) ?

Omoide Yokocho, souvent surnommée Piss Alley, est une ruelle étroite et enfumée, bordée de minuscules échoppes de yakitori, près de la gare de Shinjuku. C’est un endroit parfait pour une petite balade dans une ambiance typique et pour prendre des photos des lanternes rouges et de la fumée des grills. Mais il y a vite beaucoup de monde : aux heures de pointe, mieux vaut la traverser et admirer les lieux plutôt que de s’y installer.

Où voir le compte à rebours du Nouvel An à Tokyo ?

Nous avons suivi le compte à rebours depuis la tour Tokyu Kabukicho, à Shinjuku, un gratte-ciel consacré aux loisirs, avec une ambiance animée à l’extérieur. Le soir du Nouvel An, certaines lignes JR, comme la Yamanote, circulent toute la nuit : tu peux donc profiter de la soirée sans te presser jusqu’au premier train.

Auteur

  • maxintokyo

    Max vit à Tokyo, où il étudie l’informatique et continue d’explorer le monde en voyageant. Son intérêt pour les cultures du monde a façonné son parcours personnel et universitaire. Après avoir obtenu sa licence et son master en Suisse, il a passé un an en Corée du Sud en tant qu’étudiant en échange. Il a ensuite suivi un master à Waseda University, au Japon, ce qui lui a permis d’approfondir ses connaissances et d’élargir sa vision internationale.
    Max travaille aujourd’hui à Tokyo comme ingénieur logiciel senior, un poste hautement qualifié dans le secteur bancaire et financier. Son travail associe résolution de problèmes techniques et connaissances spécifiques au secteur. Il a voyagé dans plus de trente pays, une expérience concrète qui enrichit les projets auxquels il contribue.

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