Sortir à Tokyo : des izakayas jusqu’à 4 h du matin

La vie nocturne à Tokyo, c’est un sacré morceau. Suis les brochures touristiques et tu finiras à l’ancien Robot Show, rebaptisé Samurai Restaurant. Pour être juste, c’est complètement hallucinant et on peut vraiment y passer un super moment, mais tu paies le prix fort pour un spectacle touristique qui mise tout sur la surstimulation. C’est un divertissement cher, pas un secret local, et ce guide parle de la vraie vie nocturne.

Le vrai piège, c’est de se laisser entraîner dans un kyabakura (bar à hôtesses) par un rabatteur bien rodé qui te promet une piste de danse bon marché. Tu en ressors après avoir payé une petite fortune pour un seul verre et une conversation dont tu ne voulais pas. À moins de te rendre délibérément dans une adresse haut de gamme que tu as bien vérifiée, évite les bars à hôtesses des coins douteux qui profitent de la confusion des voyageurs.

Ça fait des années que je me repère dans le labyrinthe de néons de Shinjuku et les ruelles de Shibuya. Que tu aies envie de te lâcher pour 500 yens dans un petit bar où l’on boit debout, de dénicher un bar gothique caché sur le thème de l’église ou de faire la fête jusqu’au premier train du matin, voilà comment profiter de la vie nocturne à Tokyo comme un local. Oublie les pièges. Voici ce qui t’attend vraiment.

Comment se déroule une soirée à Tokyo

Une vraie soirée à Tokyo suit un certain rythme, et ce guide t’accompagne étape par étape :

  • Étape 1, izakayas et bars debout : de quoi manger et boire à petit prix pour te caler l’estomac
  • Étape 2, bars et adresses cachées : Golden Gai, bars à thème et favoris des locaux
  • Étape 3, showclubs : une soirée qui prend des airs de spectacle à Roppongi
  • Étape 4, les clubs : Shinjuku, Shibuya et Roppongi pour danser
  • Étape 5, le final à 4 h : karaoké jusqu’au premier train

Quelques conseils de sécurité : évite les arnaques

Tokyo est l’une des villes les plus sûres du monde, mais ça ne veut pas dire que tous les bars le sont. À Shinjuku et à Roppongi en particulier, reste sur tes gardes. Des rabatteurs tenteront de t’attirer dans des bars bottakuri (des bars d’arnaque) où deux bières se transforment mystérieusement en une addition de plusieurs centaines de dollars. Si quelqu’un dans la rue te promet des boissons pas chères ou de jolies filles, ignore-le et continue ton chemin. J’ai personnellement connu trois personnes qui se sont fait piéger comme ça, et j’avais prévenu deux d’entre elles quelques heures à peine avant.

Lis mon guide complet Tokyo est-elle sûre ? Guide de survie nocturne pour repérer les signes qui doivent t’alerter.


Visites et billets à Tokyo

À Tokyo, la vie nocturne est bien plus facile à apprécier quand on sait où aller, mais la barrière de la langue et le nombre impressionnant d’options en découragent plus d’un. Une tournée des bars ou une visite guidée dédiée à la vie nocturne, c’est le moyen le plus simple de se lancer. Tu peux découvrir les visites et billets à Tokyo sur Klook ci-dessous, notamment des tournées des bars à Shinjuku et Shibuya.

Les meilleurs quartiers pour sortir à Tokyo

Tokyo n’a pas de quartier unique où se concentrerait toute la vie nocturne. Chaque secteur attire un public différent et a ses propres prix et son ambiance : mieux vaut donc bien choisir son quartier que son bar.

Shinjuku : Kabukicho, Golden Gai et 2-chome

Shinjuku est le plus grand quartier nocturne de Tokyo. Kabukicho est le célèbre quartier des divertissements et des plaisirs, historiquement connu comme le quartier des yakuzas à Tokyo, avec ses clubs d’hôtesses, ses izakayas et ses karaokés. Juste à côté, Golden Gai regroupe plus de 200 minuscules bars dans six ruelles, tandis que Shinjuku 2-chome est le cœur de la scène LGBTQ+ de Tokyo.

Shibuya : clubs et jeune public

Shibuya est le meilleur quartier pour les clubs et la musique, avec un public plus jeune et branché. Des lieux à thème comme Dogenzaka Church côtoient de grandes boîtes de nuit.

Roppongi : expatriés, clubs à spectacles et grandes boîtes

Roppongi est le quartier international de la vie nocturne tokyoïte, prisé des expatriés et des touristes. Les prix y sont plus élevés et les rabatteurs y posent problème, mais on y trouve aussi des clubs à spectacles comme Tantra.

Ikebukuro : plus local et moins cher

Ikebukuro a une ambiance plus locale, avec des izakayas pas chers, des bars à thème et moins de touristes. L’un des bars à thème les plus marquants du quartier est le Muscle Girls Bar, où des hôtes musclés servent des boissons et font de courtes démonstrations de force. Découvre mon guide pour sortir à Ikebukuro.

Koenji, Asagaya et Kichijoji : l’ouest version locale

Pour trouver des bars debout pas chers et une ambiance bohème, prends la ligne Chuo vers l’ouest jusqu’à Koenji, Asagaya et Kichijoji. Je te parle de ces quartiers plus en détail ci-dessous.

Phase 1 : commencer par l’izakaya

Au Japon, on ne commence pas dans un bar. On commence dans un izakaya, un restaurant japonais où l’on boit. L’idée, c’est de partager quelques petits plats et de boire des bières bien fraîches pour se remplir l’estomac avant que la soirée ne s’emballe.

Les bars debout de Shinjuku (la culture du tachinomi)

Après l’izakaya, ne t’assieds plus.

Les bars debout de Shinjuku (tachinomi), c’est là que la soirée commence vraiment à s’accélérer. Ces endroits sont minuscules, bruyants et d’une efficacité redoutable. Tu commandes un verre, prends rapidement un petit plat, puis tu repars. Pas de longs dîners ni d’attente.

L’ambiance : Des employés de bureau au coude-à-coude, des clients qui se succèdent vite, des boissons fortes et zéro chichi.

À quoi t’attendre :

  • Des boissons entre 300 et 600 ¥
  • Des plats simples mais bons, comme des yakitori, du karaage ou des sashimis
  • Places debout uniquement, et souvent pas de menu en anglais

Pourquoi c’est important : C’est ce qui se rapproche le plus de la vie nocturne tokyoïte au quotidien. Rien n’est mis en scène, rien n’est particulièrement esthétique, rien n’est conçu pour les touristes. Juste la culture du verre à l’état pur.

Mon conseil : Ne t’attarde pas trop. Le but, c’est d’enchaîner les bars. Un verre, un plat, puis on passe au suivant.

Les ruelles de Shinjuku et Shibuya

Tu trouveras des izakayas partout dans les petites ruelles. Pars explorer le quartier !

  • Ambiance : De minuscules restaurants, avec des yakitoris grillés au feu de bois et d’autres spécialités d’izakaya.
  • Conseil : Consulte mes listes Google Maps pour trouver les adresses exactes. Ces endroits sont tout petits, alors prépare-toi à te serrer !

Harmonica Alley (Kichijoji)

Narrow neon-lit alleyway of Harmonica Alley in Kichijoji at night with people drinking at small standing bars and red lanterns glowing.
Harmonica Alley (Hamonica Yokocho), à Kichijoji, est l’endroit idéal pour faire la tournée des bars comme les locaux. Ce dédale de minuscules bars où l’on boit debout te donne un vrai aperçu de la vie nocturne tokyoïte, loin des foules de touristes de Shinjuku.
  • Ambiance : Un labyrinthe de bars où l’on boit debout. C’est beaucoup plus authentique et moins « parc à thème » que dans le centre-ville.
  • Secret local : Mon ami de Okawari TV y organise une incroyable tournée des bars. Si tu veux découvrir la ville à travers les yeux d’un local, son circuit est incontournable.

La scène de Suginami : Koenji, Asagaya et Ogikubo

Si tu veux voir comment les habitants font vraiment la fête, loin du chaos de Shinjuku, prends la ligne Chuo vers l’ouest. Suginami, c’est l’âme de la contre-culture tokyoïte : bohème, un peu brute et avec certains des meilleurs quartiers où faire la tournée des bars.

  • Koenji (le repaire punk et pas cher) : Ici, tout est ultra-abordable. Direction le Gado-shita (les bars sous les voies ferrées). Tu trouveras des bars où l’on boit debout : une tournée et quelques brochettes coûtent à peine 1 500 ¥. C’est le coin le plus animé de l’ouest de Tokyo.
  • Asagaya (le quartier du jazz et des yokocho) : Le quartier est célèbre pour Star Road, un labyrinthe de plus de 100 minuscules bars. L’ambiance est un peu plus raffinée, mais toujours chaleureuse. Tu peux passer d’un petit boui-boui où le lemon sour coûte 500 ¥ à un bar à vin « de luxe » caché au deuxième étage d’une baraque en bois.
  • Ogikubo (le local raffiné) : Vois Ogikubo comme le grand frère plus raffiné de Koenji. Le quartier est célèbre pour Ogikubo Ginza, une ruelle étroite au nord de la gare qui donne l’impression de remonter le temps. À Koenji, on croise surtout des étudiants et des punks ; à Ogikubo, on trouve des izakayas haut de gamme spécialisés dans les sakés rares et les bières artisanales. L’ambiance est plus calme et plus « adulte », ce qui en fait l’endroit parfait pour un bon repas avant de plonger dans les quartiers plus animés.

Le contraste des nuits de Ginza : des arches en brique à une cathédrale de la bière

Pour beaucoup, Ginza se résume aux montres de luxe et aux grands magasins haut de gamme. Mais si tu sais où regarder, le quartier abrite quelques-uns des bars les plus atmosphériques de Tokyo. Je te conseille une soirée en deux étapes pour découvrir les deux facettes de l’histoire de Ginza.

Étape 1 : Yurakucho Gado-shita (les ruelles sous les voies)

Commence la soirée à quelques minutes à pied du grand carrefour de Ginza, au Gado-shita (littéralement, « sous la poutre »). Sur 700 mètres, des izakayas se nichent directement sous les arches en brique des voies de la ligne Yamanote du JR.

  • Ambiance : Brute, nostalgique et bruyante. Tu entendras le grondement des trains qui passent au-dessus de ta tête, tandis que les salarymen décompressent autour de yakitoris et de sours au citron. On se croirait dans une capsule temporelle du Tokyo d’après-guerre.
  • À manger : Prends quelques brochettes dans un bar debout ou essaie l’un de ces minuscules restaurants de fruits de mer. C’est le début parfait, sans chichis, avant de rejoindre le cœur plus « raffiné » de Ginza.

Étape 2 : le Ginza Lion Beer Hall (l’« ancienne salle » de 7-chome)

A Swiss expat holding a massive glass beer boot of Sapporo at the historic Ginza Lion Beer Hall in Tokyo
Si tu veux devenir le héros de la salle, commande la botte. La plupart des habitants se contentent de petites bières, alors voir un Européen s’attaquer au Bierstiefel devient un vrai spectacle. C’est la meilleure façon de commencer une soirée à Ginza !

Après les ruelles enfumées de Yurakucho, marche jusqu’au Ginza Lion (7-chome) pour changer complètement d’ambiance. En tant qu’expatrié suisse, je dis à tout le monde que c’est la « cathédrale de la bière » du Japon.

  • Un peu d’histoire : Ouverte en 1934, c’est la plus ancienne brasserie de bière du Japon et elle a miraculeusement survécu aux raids aériens de la Seconde Guerre mondiale. Avec ses hauts plafonds et son immense mosaïque de verre composée de 250 couleurs, l’intérieur n’a pas changé depuis près d’un siècle.
  • Le coup d’éclat : Commande le Bierstiefel (la botte en verre). C’est déjà rare chez moi, en Suisse, et au Japon, c’est une vraie curiosité. Comme la plupart des habitants se contentent de petites bières, finir une botte fait de toi le héros de la salle en un instant. Les gens s’interrompent vraiment en pleine conversation pour te regarder et te saluer avec respect.
  • Mon conseil : En général, on évite les plats copieux ici et on se contente de grignoter, par exemple du pain à l’ail. Même s’il y a une file d’attente dehors, la salle est immense (300 places), alors on entre généralement vite.

Boire dans une botte, c’est une chose, mais les Australiens vont encore plus loin avec le shoey.

Pour profiter d’une vue plus tranquille à Ginza, va au sanctuaire Kakugo Inari et sur le toit du Ginza Six. Pour admirer les grands panoramas sur la ville avant ou après une soirée, consulte mon guide des meilleurs observatoires et points de vue nocturnes de Tokyo.


Phase 2 : Bars et pépites cachées

Entre ruelles historiques et thèmes complètement déjantés, c’est là que la nuit devient intéressante. Comme je vis ici, j’ai compris que les meilleures histoires de Tokyo se vivent dans des endroits sans enseigne en anglais à l’entrée.

Si tu veux sortir des sentiers battus, il faut savoir où se retrouvent vraiment les différentes sous-cultures. À Tokyo, la vie nocturne ne se résume pas aux grosses enceintes : elle se joue aussi dans ces univers de niche, presque « privés », cachés à la vue de tous.

Champion (Shinjuku Golden Gai)

  • L’astuce : Golden Gai est célèbre, mais les prix y sont désormais élevés. Champion fait exception. Paie 1 000 yens (contre 500 auparavant) et éclate un ballon. À l’intérieur, tu trouveras un ticket pour une boisson : ça peut être une bière ou deux shots de tequila. C’est le moyen le plus rapide de te mettre minable sans te ruiner.

The HUB (plusieurs adresses)

  • L’ambiance : C’est une chaîne de pubs britannique, mais aussi une véritable institution à Tokyo. Connue comme un spot de « Gaijin Hunters », où les locaux viennent spécialement pour rencontrer des étrangers le temps d’une soirée.
  • L’astuce : Prends une carte de membre à 500 yens. Elle te donne 10 % de réduction sur chaque boisson. Une seule personne de ton groupe a besoin d’avoir la carte pour que tout le monde profite de la réduction.

Dogenzaka Church (Shibuya)

Staff dressed in nun outfits and habits serving drinks at the church-themed bar Dogenzaka Church in Shibuya, Tokyo.
À Dogenzaka Church, le thème est partout. Attends-toi à être accueilli et servi par le personnel en costume de nonne, tandis que des beats techno résonnent depuis la cabine du DJ installée sur la chaire. C’est l’une des expériences nocturnes les plus surréalistes et les plus « instagrammables » de Shibuya.
  • L’ambiance : Un bar sur le thème de l’église au cœur de Shibuya. Le dépaysement est total, et c’est l’un des endroits les plus cools où prendre un verre : tu te croirais dans un film.

Girls Bars (le secret de l’avant-soirée)

  • L’astuce : Beaucoup de gens s’y trompent : ce ne sont ni des lieux illégaux ni des endroits où l’on se prostitue. Ce sont des bars où tu discutes avec le personnel.
  • Pourquoi y aller : Si tu tiens bien l’alcool, tu peux y boire à volonté. À Koenji, tu en trouveras à 700 yens de l’heure ; à Shinjuku, compte environ 2 000 yens. C’est le plan idéal pour commencer la soirée sans te ruiner. À noter : quelques mots de japonais peuvent aider ! (Certains accueillent aussi les clients anglophones.)

Bar 39 (Koenji)

  • L’ambiance : Baptisé « San-Kyu » (merci), ce bar est tenu par le rappeur Mentos. L’énergie y est débordante, l’ambiance hilarante et c’est le genre d’endroit qu’on n’oublie jamais.

Phase 2.5 : l’extrême et l’underground

Tokyo peut sembler prévisible, mais en y restant plus longtemps, on découvre les sous-cultures qui rendent la ville unique. Au-delà des izakayas classiques, il existe un univers intense où l’on trouve les activités les plus folles à faire au Japon, loin des règles sociales habituelles.

La scène underground de Tokyo abrite des expériences nocturnes extrêmes au Japon, centrées sur des passions de niche. Tu trouveras des bars survoltés où des culturistes motivent les clients à suivre le rythme des verres, ainsi que des scènes où le kinbaku (l’art japonais de la corde) est mis en scène comme du théâtre physique sur fond de techno puissante, par exemple au Decabar.

Pour découvrir l’histoire des nuits tokyoïtes, mon guide de Yoshiwara retrace les 400 ans du quartier des plaisirs à l’époque d’Edo et ce qu’il en reste aujourd’hui.

Le « boss final » de la gastronomie

Si tu trouves que la viande de cheval crue, c’est encore le niveau débutant, des adresses cachées réservent aux gastronomes les plus aguerris des plats qui demandent un estomac solide. Selon la saison, ces cuisines se procurent des ingrédients qui risquent de surprendre le touriste moyen :

  • Protéines exotiques : des options rares comme le rat, le corbeau, le singe ou la tortue.
  • Délices transgressifs : au menu, du pénis de cheval, des serpents ou divers insectes.
  • Spécialités régionales : des plats insolites comme le shirako (laitance de poisson) ou le « poisson dansant », avalé vivant.

Ces chocs culturels créent des souvenirs inoubliables. Pour voir jusqu’où va le terrier du lapin, retrouve le détail de ces lieux dans mon guide consacré aux activités les plus folles à faire au Japon.

Phase 3 : clubs-spectacles et shows

Si tu veux une soirée qui ressemble à une vraie « production » plutôt qu’à une simple boîte sombre en sous-sol, direction Roppongi.

Tantra (Roppongi)

Glamorous burlesque show and pole dance performance on the main stage at Tantra Tokyo showclub in Roppongi.
Tantra Tokyo est la référence des clubs-spectacles de Roppongi. Avec ses spectacles de burlesque de renommée internationale, ses numéros de pole dance et ses performances de « geishas modernes », l’établissement propose une soirée raffinée et sûre, appréciée des célébrités, au cœur du quartier international de Tokyo.
  • L’ambiance : C’est le club de spectacles phare de Tokyo. Au programme : des numéros de pole dance de classe mondiale, du burlesque et des spectacles de « geishas modernes ». L’endroit est chic, sûr et très accueillant pour les étrangers.
  • Qui vient ici : Tout le monde, des voyageurs en solo aux couples, sans oublier des célébrités comme Aerosmith et les Black Eyed Peas.
  • Mon conseil : C’est un « Artistic Lounge », pas un club de strip-tease ni un bar à hôtesses. Tout tourne autour du spectacle et de l’ambiance haut de gamme. C’est un peu plus cher, mais la qualité est incomparable.

Phase 4 : les clubs

Important : au Japon, certains « clubs » sont en réalité des bars à hôtesses. Pour danser sur du hip-hop, de la techno ou de l’EDM, reste dans ces établissements de style occidental.

Si tu aimes la musique électronique, regarde aussi le Rainbow Disco Club, un festival en plein air sur la côte d’Izu où se rendent chaque année de nombreux clubbers de Tokyo.

Shinjuku

  • Warp : Le bon plan pour les tubes grand public et une ambiance survoltée.
  • Zero Tokyo : Situé dans la nouvelle tour Kabukicho, il possède l’un des meilleurs systèmes son au monde en ce moment.
  • DecabarZ : Connu pour son esthétique « Neo-Kawaii » et underground, il accueille très bien les touristes et la communauté LGBTQ+. Selon les soirées, on y passe souvent un mélange de techno, de psytrance et de tubes des années 80 et 90.

Shibuya

  • WOMB : La référence techno et house à Shibuya.
  • Harlem : Ouvert depuis 1997 à Maruyamacho, c’est le temple du hip-hop et du R&B au Japon.
  • TK & Camelot : Grand public, tape-à-l’œil et toujours festifs.
  • Red Bar : Un bar à l’ambiance de club qui reste ouvert tard. Plus cool et intimiste que les immenses pistes de danse.

Roppongi

  • V2 Tokyo : l’un des plus grands clubs de Roppongi, avec de l’EDM et une programmation éclectique. Le week-end, il reste souvent ouvert jusqu’à 5 h du matin.
  • SEL Octagon : un grand club en sous-sol à Roppongi, réputé pour ses productions spectaculaires et ses DJ internationaux spécialisés en EDM.

Voici mes quelques adresses pour aller à l’essentiel. Pour découvrir tous les clubs par quartier, avec les tarifs d’entrée, les règles concernant les pièces d’identité, le code vestimentaire et les clubs qui ont fermé, consulte mon guide complet des meilleurs clubs de Tokyo.


Phase 5 : le final à 4 h du matin

La plupart des gens voient le karaoké comme une performance sur scène, mais au Japon, son pays d’origine, c’est surtout ton salon privé pour finir la nuit. La plupart des établissements restent ouverts jusqu’à 6 h du matin. Et si tu sais demander le tarif « Free Time » (furi-taimu) après minuit, c’est de loin le moyen le moins cher de continuer à boire jusqu’au lever du soleil.

Karaoké (Shinjuku et Shibuya)

  • Le bon plan : va dans les grandes tours de Kabukicho ou de Shibuya pour profiter des plus belles vues.
  • Le principe : demande toujours le nomihodai (boissons à volonté). On t’apporte les boissons dans ta chambre pendant que tu hurles les paroles en contemplant la silhouette de la ville.

Bonus : le choc culturel ultime

Maid cafés (Akihabara)

Maid in Akihabara drawing Pikachu with ketchup on an Omurice plate at a Japanese maid cafe, featuring 'moe' style food art and cute table-side service.
La magie d’Akihabara ! Je regarde une maid dessiner un Pikachu sur mesure au ketchup sur mon omurice. Tu n’as pas vraiment découvert la vie nocturne de Tokyo tant que tu n’as pas goûté à l’ambiance « Moe Moe Kyun » d’Akiba.
  • L’expérience : les maid cafés sont un monde à part, et beaucoup servent aussi de l’alcool. Si tu veux découvrir le côté le plus insolite de Tokyo, prends une bière ici et regarde simplement le spectacle.

D’autres façons de passer la soirée à Tokyo

Ici, la vie nocturne ne se résume pas aux bars et aux clubs. Pour une soirée locale complètement différente, va voir un match et plonge dans la culture du baseball japonais, avec ses chants incessants, ses hymnes d’équipe et ses célèbres serveuses de bière.

En décembre, les illuminations font aussi partie des nuits tokyoïtes. Tu trouveras les plus belles dans mon guide de Noël au Japon.

Pour une soirée tranquille loin de Shibuya et de Shinjuku, consulte mon guide pour une soirée en amoureux à Ikebukuro.

FAQ sur la vie nocturne à Tokyo

Où sortir le soir à Tokyo ?

Chaque quartier a son ambiance. Shinjuku est le poids lourd, avec les minuscules bars de Golden Gai et le chaos néon de Kabukicho. Shibuya attire une clientèle jeune et regorge de clubs, Roppongi plaît aux expatriés et abrite de grands clubs internationaux, tandis que les habitants vont dans les izakayas bon marché et pleins de caractère du côté de Koenji et d’Asagaya.

La vie nocturne à Tokyo est-elle sûre ?

Tokyo est l’une des grandes villes les plus sûres au monde. Le vrai risque, ce ne sont pas les crimes, mais les rabatteurs, surtout à Kabukicho et à Roppongi, qui attirent les visiteurs dans des bars où des frais cachés s’ajoutent à l’addition. La règle est simple : ne suis jamais un rabatteur et ne le laisse pas te guider ; entre uniquement dans les endroits que tu as choisis toi-même.

Combien coûte une soirée à Tokyo ?

Tout dépend de l’endroit où tu vas. Une soirée entre izakayas et bars debout peut coûter seulement 4 000 à 7 000 yens, tandis qu’une sortie en club à Roppongi ou à Shibuya revient plus cher une fois additionnés l’entrée, les boissons et le taxi pour rentrer. Comme beaucoup de petits bars n’acceptent que les espèces, mieux vaut avoir sur toi environ 15 000 à 20 000 yens en liquide.

Les bars et les clubs de Tokyo facturent-ils un droit d’entrée ?

Souvent, oui, et ça peut surprendre quand on découvre la ville. Beaucoup d’izakayas ajoutent un petit otoshi, une collation servie d’office à table, qui coûte environ 300 à 700 yens. Les clubs demandent généralement un droit d’entrée d’environ 1 500 à 3 000 yens, avec souvent une ou deux boissons incluses. Certains bars de Golden Gai facturent aussi un petit supplément pour s’asseoir. Vérifie toujours ce qui est compris avant de t’installer.

Quel est l’âge légal pour boire de l’alcool au Japon ?

Au Japon, il faut avoir 20 ans pour acheter et consommer de l’alcool. Les établissements peuvent te demander une pièce d’identité : garde ton passeport ou ta carte de résident sur toi, ce sont les documents acceptés.

Faut-il laisser un pourboire dans les bars et les clubs de Tokyo ?

Non. Le pourboire ne fait pas partie des habitudes au Japon et peut même semer la confusion. Tu paies le prix annoncé, ainsi que les éventuels frais d’entrée ou d’otoshi : inutile d’ajouter quoi que ce soit.

Peut-on boire dans la rue à Tokyo ?

Oui. Boire de l’alcool dans les lieux publics est légal au Japon. Tu verras donc des gens déguster une bière achetée dans une supérette dehors ou autour des festivals. On attend tout de même de toi que tu respectes les lieux et que tu évites de faire du bruit dans les quartiers résidentiels.

Comment s’habiller pour aller en boîte à Tokyo ?

Pour une vraie boîte, mise sur une tenue chic-décontractée. Les sandales, les shorts cargo et les vêtements de sport sont souvent refusés. Dans les établissements plus haut de gamme, les baskets ne suffisent pas toujours : une chemise à col reste le choix le plus sûr. Dans les izakayas et les bars debout, il n’y a aucun code vestimentaire : tu peux venir comme tu veux.

Qu’est-ce que le nomihodai ?

Le nomihodai est une formule à volonté, généralement proposée à prix fixe pendant une durée limitée, d’environ 90 minutes à deux heures. Très populaire dans les izakayas, c’est le moyen le moins cher de boire beaucoup, même si le choix de boissons est limité et qu’il y a souvent une dernière commande peu avant la fin.

Qu’est-ce que Golden Gai ?

Golden Gai est un dédale de ruelles étroites à Shinjuku, où s’entassent plus de 200 minuscules bars, dont beaucoup n’accueillent qu’une poignée de personnes. Chacun a son propre thème et ses habitués. C’est l’un des endroits les plus dépaysants de la ville pour boire un verre, même si certains bars facturent un petit droit de place ou privilégient leurs habitués.

Jusqu’à quelle heure peut-on faire la fête à Tokyo, et que faire si je rate le dernier train ?

La fête dure jusqu’à l’aube. Les trains s’arrêtent vers minuit et reprennent autour de 5 h : une soirée à Tokyo se termine donc avant le dernier train ou se prolonge jusqu’au premier. Si tu le rates, tu n’es pas coincé : tu peux attendre dans un bar ouvert tard, une salle de karaoké, un café Internet ou un hôtel capsule, ou prendre un taxi, fiable mais cher pour traverser la ville.

Les bars de Tokyo n’acceptent-ils que les espèces, et parle-t-on anglais ?

Beaucoup de petits bars, surtout à Golden Gai, n’acceptent que les espèces. Pense donc à retirer des yens à l’avance à un distributeur 7-Eleven, qui accepte sans problème les cartes étrangères. Pour l’anglais, à Roppongi et dans les principaux quartiers touristiques, tu trouveras souvent des menus en anglais ou du personnel anglophone. À Kabukicho, mieux vaut éviter les bars qui brandissent un menu destiné aux étrangers : c’est souvent le signe de tarifs pièges à touristes.

Qu’est-ce qu’un tachinomi, ou bar debout ?

Un tachinomi est un bar où l’on boit debout au comptoir plutôt que de s’asseoir. Peu chers, rapides et conviviaux, ils sont un classique des soirées après le boulot et constituent une excellente première étape pour une tournée des bars à Tokyo.

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